FIFA

Gianni Infantino, enfant du Haut-Valais et de la Gazzetta

Le nouveau président de la FIFA a grandi dans la communauté italienne de Brigue. Portrait 

Le nouveau président de la FIFA a grandi dans la communauté italienne de Brigue. Ses proches racontent un piètre footballeur et bon négociateur, accro aux quotidiens sportifs. Quand la Gazzetta dello Sport le décrivait comme un favori à la présidence de la FIFA, lui avait cette étrange impression que «les journalistes parlaient de quelqu’un d’autre».

Lire aussi : Gianni Infantino, un «plan B» devenu président de la FIFA

Fils d’un Calabrais qui s’est installé dans le Haut-Valais des années soixante, Gianni Infantino est un enfant de la feuille rose. Pour sa soeur Daniela, «il en a tiré un savoir encyclopédique sur l’histoire du football». Partisan de l’Inter de Milan, le père promenait toujours le quotidien sportif italien dans les trains où il travaillait. Plus tard, le fils la lisait dans le kiosque que tenait sa mère sur le quai de la gare de Brigue. Il y travaillait les week-ends pendant ses études de droit à l’université de Fribourg.

Dans une rédaction de jeunesse, le petit Gianni rêvait déjà de devenir footballeur ou avocat. Coiffeur et supporter de la Juventus de Turin, son cousin Daniel Nellen, se souvient de l’adolescence humble d’un enfant d’immigrés italiens: «Gianni est un type comme vous et moi, un homme simple».

Les deux hommes ont fondé une équipe de segundos destinée à écumer les tournois populaires, les «Folgore», les foudres, en français. Gianni est alors un piètre footballeur. Par contre il a déjà des prédispositions à la négociation et obtient du président du FC Brigue l’intégration des «foudres» à la cinquième ligue locale. Aujourd’hui, Gianni Infantino passe encore une fois par mois par la gare de Brigue, discrètement, pour voir sa mère et ses deux soeurs. Quelques jours avant de l’accompagner à Zürich pour son élection, Daniela racontait: «Quand il est entré à l’UEFA, j’ai pensé qu’il serait un jour président de la FIFA.»

Publicité