Belinda Bencic peut-elle gagner l’Open d’Australie? Elle a en tout cas toujours le droit d’y croire, après sa victoire mardi au premier tour sur la Slovaque Anna Karolina Schmiedlova (6-3 7-5). La Saint-Galloise n’a pas totalement maîtrisé son match, perdant quatre fois son service, mais elle est en forme et son potentiel est immense. N’avait-elle pas failli battre, en demi-finale du dernier US Open, la Canadienne Bianca Andreescu, future gagnante du titre?

Le problème est qu’à la bourse du tennis féminin, les valeurs fluctuent vite et fort. Même en l’absence d’Andreescu, blessée, Belinda Bencic n’est qu’une vainqueur potentielle parmi une douzaine d’autres. Minimum. Quand le tennis masculin se demande qui, de Nadal, Federer ou Djokovic, enrichira sa collection, le tableau féminin est plus ouvert que jamais. A le parcourir, une statistique étonne: elles étaient 15 en début de tournoi à avoir déjà un titre du Grand Chelem à leur palmarès. A commencer par l’adversaire de Bencic au prochain tour, la Lettone Jelena Ostapenko, vainqueur de Roland-Garros en 2017.