A Yverdon-Sports, l'atmosphère est à la confiance et à la sérénité. Philippe Perret, l'entraîneur des Vaudois, reconnaît que le tour de promotion-relégation LNA-LNB ne sera pas une partie de plaisir, mais il ne le redoute pas outre mesure: «Mon groupe n'est pas au-dessus de la moyenne, mais il est très performant.» S'il pense que les équipes de LNA partiront avec un léger avantage, il ne sous-estime pour autant pas des formations telles que Bellinzone et Young Boys, qui disposent dans leur contingent de plusieurs anciens joueurs de LNA.

Collectif et individualités

Alors que la formule du championnat fait fréquemment passer le résultat avant la qualité du jeu, l'entraîneur a, quant à lui, décidé de miser sur les qualités de son équipe: «Le collectif, la technique et les coups d'éclats individuels.» L'héritage laissé par Lucien Favre est entre de bonnes mains. Partageant l'avis de son homologue neuchâtelois, Philippe Perret estime que le mental tiendra un rôle prépondérant dans ce minichampionnat, pour éviter les erreurs individuelles dans des moments-clés aperçues lors du tour préliminaire. Cette fragilité, fréquente lors des rencontres à l'extérieur, est l'une des principales faiblesses de l'équipe vaudoise.

«L'équipe est au point»

La trêve de deux mois et demi n'a pas engendré de bouleversements dans le Nord vaudois. Les départs de Costantino, Iglesias, Ivanowski et Renfer ont été compensés par les arrivées d'un homme par ligne, soit Andreoli en défense, Kehrli au milieu et Bamba en attaque. L'appréciation de Philippe Perret est sans équivoque: «C'est le groupe que je désirais avoir.» Quand on lui demande si le club cherche encore à se renforcer, la réponse est négative. «L'équipe est au point. Il ne serait pas adéquat de recruter un nouveau joueur, il risquerait de déstabiliser le noyau qui est en train de se former.»

Un club formateur

Pour compléter ce tableau positif, les finances d'Yverdon sont parfaitement stables. Malgré un budget plutôt faible (3,5 millions de francs), les dettes sont inexistantes, et les salaires toujours payés dans les temps, ce qui «permet de travailler dans la sérénité». Une hypothétique relégation en LNB ne remettrait en aucun cas en cause la survie du club. Yverdon se veut avant tout un club formateur: la présence dans l'effectif de plusieurs joueurs nés au début des années 80 l'atteste. Le pillage régulier des meilleurs joueurs du club depuis maintenant deux saisons ne constitue pas un problème aux yeux de Philippe Perret: «Yverdon est un club qui permet aux joueurs de se mettre en vitrine. C'est un plaisir pour moi de pouvoir permettre à certains de lancer ou relancer leur carrière.»