«A quelle heure arrive-t-il?» Lancinante, la question taraudait tous les esprits du côté de Gstaad lundi. De la salle de presse aux travées du court central, la venue de Roger Federer constituait bel et bien l'événement du jour. L'attraction n'était donc pas à chercher sur la terre du Suisse Open, mais… dans les airs.

Lundi, 18 h. A quelques coups de raquette de Gstaad, l'aérodrome de Saanen s'apprête à recevoir – discrètement – la nouvelle égérie du sport suisse. Une cinquantaine de badauds forment un cercle sur la piste. Pas de représentants officiels, encore moins de banderoles ou de drapeaux. Des caméras, des photographes, des journalistes et quelques curieux tout étonnés de voir du monde passer par là…. Attendu comme le messie par les organisateurs d'un tournoi décapité par les forfaits de dernière minute (Ferrero, Nalbandian, Gonzales), le Bâlois a donc tenu parole. Il n'a certainement pas oublié l'invitation des organisateurs bernois voilà cinq ans, pour ce qui était alors son premier tournoi ATP.

Son avion pointe au loin. Quelques instants plus tard, Federer sort du jet qu'il a affrété à Londres, sous quelques timides applaudissements. Dans sa main gauche, une petite réplique du trophée conquis à Wimbledon. Fidèle à son image, «Rodgeur» est souriant et décontracté. Il raconte une nouvelle fois sa joie et son bonheur aux caméras. Il a livré sa première interview à 8 h ce matin, mais cela ne l'empêche pas d'afficher toujours le même enthousiasme.

Dans son sillage, Mirka Vavrinec se fait discrète. Elle couve son champion du regard, mais le laisse à ses émotions. Une coupe de champagne plus tard, la petite troupe s'enfonce dans un break, sous escorte policière. Le héros doit se reposer avant de revenir sur terre, aujourd'hui, face à l'Espagnol Marc Lopez (ATP 190). La vente des billets a pris l'ascenseur…