Une semaine suisse

Autour du premier août, nous proposons une série d’articles sur les trésors, les contradictions, les multiples facettes culturelles et sociales du pays.

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«Rasez les Alpes qu’on voie la mer!» L’origine de l’expression est incertaine; elle ne vient pas de Gstaad, où l’on voit à la fois les Alpes (bernoises) et la mer depuis 1998 et la création du Gstaad Yacht Club (GYC). Mais ce club aux allures d’oxymore a très vite dépassé la blague pour gens fortunés et su donner du sens à un non-sens.

«On me demande souvent s’il y a un lac à Gstaad», s’amuse Nils Theuninck, qui arbore à la fois sur son Finn les couleurs du Club Nautique de Pully et celles, bleu et rouge, du GYC. Non, pas de lac à Gstaad. A 1050 m d’altitude, ni eau salée ni marin d’eau douce. Mais une authentique passion pour la mer, les océans et la navigation. Le cap avait été donné dès l’origine par le roi Constantin de Grèce: être «un club de voile global et unique loin des eaux, et non pas créer un autre club local en bord de mer». Plus qu’un yacht-club, pour détourner le célèbre «Més que un club» du FC Barcelone.