Au Tour de France, on peut gagner gros. A chaque étape évidemment et à l'échéance des trois semaines de compétition.

Le coureur qui bouclera en vainqueur l'édition 1999 empochera un montant de 2 200 000 francs français (env. 550 000 francs suisses). Derrière lui, le second gagnera la moitié de ce pécule (1 100 000 FF), le troisième 600 000 francs, le quatrième 400 000 FF et ainsi, decrescendo, jusqu'à la 120e place du classement général avec une récompense de 2600 FF.

Selon la coutume, le vainqueur du Tour abandonne les 2,2 millions à ses coéquipiers. Ce geste ne pénalise pas son portefeuille. Une victoire augmente son salaire annuel, sa valeur sur le front publicitaire et ses primes d'engagement dans les différents critériums d'après-Tour. De plus, le port au quotidien du maillot jaune vaut 2000 francs.

Outre le baiser des demoiselles d'honneur et le traditionnel bouquet, le vainqueur de chaque étape touche 50 000 francs, soit 12 000 francs suisses pour cinq heures de route, le second 30 000 FF et le troisième 20 000 FF. Les trente premiers du classement empochent au minimum 500 FF.

Les sprinters ont aussi quelques sources de satisfaction matérielle. A chaque sprint intermédiaire – il y en aura au total 43 – les trois premiers se partageront 5000, 3000 et 2000 FF. Le porteur au quotidien du maillot vert gagne 2000 FF et, au classement final, le gagnant empochera 150 000 francs. Les gains de ses neuf dauphins évoluent entre 100 000 FF et 6000 FF.

Pour le Prix de la montagne, les primes évoluent selon les difficultés de l'ascension. Un passage en tête au col du Galibier rapporte 5000 FF et lundi au pont de Saint-Nazaire classé en 4e catégorie seulement 1000 FF. Au classement général quotidien, le maillot à pois rouges offre une rente de 2000 FF et le classement final la même échelle de primes que pour le maillot vert.

Le comportement des équipes est aussi récompensé: 18 000 FF par étape et de 200 000 à 40 000 pour les cinq meilleures équipes au classement final. Prix spécial aussi pour les meilleurs coureurs âgés de moins de 25 ans, pour les concurrents les plus combatifs (10 000 francs par jour et 100 000 FF pour le meilleur à Paris), sans oublier quelque 172 500 FF de primes diverses offertes çà et là.

Au bilan, l'ensemble des primes du Tour représente un joli magot de 11 764 950 francs français, c'est-à-dire près de 4 millions de francs suisses. S'ils restent des forçats de la route, les coureurs cyclistes ne sont plus des smicards…