Il avait 6 ans quand Le Grand Bleu est sorti sur les écrans, en 1988, et la question fermée qu’on lui soumet revêt des allures de piège: au final, ce film a-t-il fait plutôt du bien à l’image de l’apnée, ou inversement? Guillaume Néry n’est pas un ingrat, malgré plusieurs passages du long métrage qui confinent à la bouffonnerie: «Si je n’ai droit qu’à une seule réponse, alors je réponds «du bien». On lui doit tout: sans Le Grand Bleu, l’apnée n’en serait jamais arrivée là. En revanche, aujourd’hui encore, on doit se battre pour casser les préjugés et des visions très romancées de la discipline. Il y a toujours des allumés façon Jean-Marc Barr [le héros du film] qui viennent nous voir, mais l’immense majorité des pratiquants sont des personnes normales, pas des trompe-la-mort.»