L'après-midi a fort mal commencé au Palais omnisports de Paris-Bercy. Retenus en dehors de l'enceinte en raison des contrôles de sécurité très stricts, plusieurs centaines de spectateurs n'ont pu atteindre leur siège que pendant le second set du match opposant Marat Safin à Paul-Henri Mathieu. «C'est Fort Knox, ou je rêve», s'exclamait un supporter noyé dans la foule, ne sachant pas s'il devait en rire ou en pleurer.

Des mesures rendues nécessaires par la menace d'une éventuelle action terroriste tchétchène, considérée toutefois comme une simple «rumeur» par les services de renseignement français. Rumeur ou pas, la préfecture de police de la ville de Paris a qualifié l'événement de «sensible». Inutile, en effet, de prendre le moindre risque avec la concentration de 14 000 personnes et la présence de VIP comme Jacques Chirac, Boris Eltsine et Bertrand Delanoë, assis côte à côte vendredi.

La préfecture a pris des mesures aussi drastiques que lors de la demi-finale contre les Etats-Unis disputée à Roland-Garros. Des brigades de chiens renifleurs ont tenté de détecter d'éventuels explosifs alors que des centaines de policiers ont procédé à la fouille de tous les spectateurs. Plan Vigipirate oblige, même les personnalités ont été palpées, qu'elles s'appellent Yannick Noah, Laurent Jalabert, Thierry Henry ou Julien Clerc.