Plus que jamais, il a l'embarras du choix. Pour désigner la délégation qui ira défendre les couleurs suisses aux Jeux olympiques de Pékin, le chef d'équipe Rolf Grass peut compter sur une belle équipe de cavaliers qui s'impose régulièrement au plus haut niveau. Mais peut-être justement à cause de la bonne santé du saut d'obstacles suisse, l'exercice n'en est que plus difficile. Parce que les attentes ont rarement été aussi grandes envers les cavaliers helvétiques.

«C'est la première fois depuis une vingtaine d'années qu'on a trois couples au top au sein de l'équipe de Suisse, souligne Alban Poudret, rédacteur en chef du Cavalier romand et directeur sportif du CSI de Genève. Beat Mändli, Steve Guerdat et Christina Liebherr ont tout pour réussir une excellente performance par équipe et ont également de vraies chances de médaille en individuel.»

Le cavalier suisse le mieux placé au classement mondial, Markus Fuchs, a lui annoncé son forfait depuis des mois. Parce que sa propre performance l'a trop déçu lors des derniers Jeux d'Athènes et que ses nerfs à fleur de peau s'accommodent mal de la pression induite par les épreuves par équipe. Mais l'eût-il souhaité, le Saint-Gallois n'aurait sans doute pas pu être du voyage à cause d'un terrible mal de dos.

Reste donc à choisir un quatrième cavalier et un réserviste qui auront le privilège d'affronter les parcours olympiques dans les difficiles conditions de Hongkong. Pékin appliquant des conditions de quarantaine strictes, c'est l'ancien protectorat anglais qui accueillera toutes les épreuves équestres. A cause d'une chaleur et d'un taux d'humidité très important, les compétitions se dérouleront en nocturne. Dans ces conditions, quels cavaliers pourront tirer leur épingle du jeu? Rolf Grass et le comité de sélection ont jusqu'au 23 juin et l'issue du concours de Rotterdam pour donner leur verdict.

Tour d'horizon des plus fines cravaches du pays avec Alban Poudret et Philippe Guerdat, ancien cavalier international suisse et actuel entraîneur de l'équipe d'Ukraine.