Durant toute la semaine, Le Temps ausculte les nouveaux enjeux de société qui, quotidiennement, interpellent les mouvements sportifs et remettent en cause leur organisation, leurs valeurs, leur modèle économique et leur avenir.

Les épisodes précédents: 

Tous les humains doivent faire face aux changements climatiques, les sportifs sont des humains, donc les sportifs doivent faire face aux changements climatiques. Pensez ce que vous voulez des syllogismes, dans ce cas-là, celui-ci a le mérite de résumer la situation. Bien que logique, ce constat n’a toutefois sonné que tardivement à l’oreille du monde du sport.

A force de s’approcher du soleil, Icare s’est brûlé les ailes. Pendant longtemps, la devise olympique ne s’est pas souciée de cette morale issue de la mythologie, «Citius, Altius, Fortius», «plus haut, plus vite, plus fort», et se déployait à l’infini. S’affranchir des limites était le maître mot que d’autres fédérations ou organisations se sont plues à adopter. Grandeur et gigantisme étaient devenus depuis les années 1980 la marque de fabrique des événements sportifs.