Le traditionnel point de presse de fin de saison, organisé hier par les dirigeants du Genève-Servette Hockey-Club, avait quelque chose de réconfortant. Il y a certes été question des ambitions du club pour la saison prochaine: faire mieux qu'une place de demi-finaliste en play-off de ligue nationale B, et pour tout dire, accéder à la LNA; et de l'effectif à constituer pour atteindre cet objectif. Mais, loin des effets d'annonce tonitruants, budgétaires ou sur la composition de l'équipe, l'essentiel a en fait porté sur la question cruciale de la formation des jeunes.

Concrètement, les dirigeants du GE Servette ont entrepris de réorganiser leur mouvement junior pour mieux distinguer le hockey loisir du hockey de compétition, désormais confié à José Beaulieu. Le Québécois, qui cède ses fonctions d'entraîneur assistant de la première équipe, chapeautera dès la rentrée le centre de formation et aura pour mission de préparer une vraie relève pour le club.

De son côté, Tony Ulrich, le nouveau directeur administratif du club, s'active dans le cadre d'un groupe de travail chargé d'évaluer les possibilités de mettre sur pied une véritable structure sport-études. «La problématique des horaires aménagés concerne d'ailleurs tout autant les sportifs que les musiciens», prêche celui-ci dans un œcuménisme inattendu.

Concernant l'équipe 2000-2001, l'entraîneur genevois Paul-André Cadieux a dévoilé un effectif très stable par rapport à la saison écoulée: seul le contrat de Warren Brütsch n'a pas été reconduit. Le capitaine Joël Aeschlimann a lui annoncé qu'il mettait un terme à sa carrière. A l'équipe de base viennent s'ajouter les défenseurs Wes Snell (Canadien, mais pas considéré comme étranger car au bénéfice d'une première licence prise en Suisse), en provenance de Langnau – «sa robustesse est un élément qui nous a manqué face à La Chaux-de-Fonds», dit de lui Paul-André Cadieux –, et Didier Schafer, de Viège. A ces deux renforts devraient venir s'ajouter deux attaquants et un défenseur supplémentaire.

Par ces différentes annonces, on est encore loin du grand club auquel rêvent les dirigeants genevois. Mais force est de reconnaître une volonté manifeste de poursuivre la modernisation engagée en début de saison.