La Suisse sait ce qu’elle a à faire pour se hisser en 8es de finale. Quel que soit le résultat de la rencontre Espagne-Chili, les hommes d’Ottmar Hitzfeld sont maîtres de leur destin: une victoire par deux buts d’écart contre le Honduras et le billet est acquis. La Bicolor dirigée par Reinaldo Rueda n’est pas une formation de premier plan. «C’est une équipe contre laquelle on doit gagner sans discussion», affirme Martin Trümpler, observateur pour Hitzfeld des deux rencontres perdues par les Catrachos face au Chili (1-0) et l’Espagne (2-0). «Si on n’y arrive pas, nous n’avons de toute façon aucune chance de bien figurer dans un Mondial.»

Le jugement, sévère, est par la suite quelque peu tempéré par le sélectionneur de la Suisse M19. «Le Honduras propose un jeu positif, tourné vers l’avant. Les joueurs préfèrent user de leur technique et aiment les dribbles.» Des accointances que les Honduriens ont eu bien du mal à démontrer lors de deux premières sorties où ils ont été la plupart du temps complètement étouffés à mi-terrain – malgré un milieu à cinq renforcé – et inexistants en attaque, avec Pavon ou Suazo.

Défensivement, la copie des Caribéens – qui se sont qualifiés pour l’Afrique du Sud en terminant troisièmes de la zone Concacaf – n’a pas non plus été exempte de tout reproche. Sans les très nombreux ratés de ses adversaires devant la cage de Valladares, la troupe de Rueda afficherait une différence de buts bien plus défavorable. A l’instar de son leader Osman Chavez, l’arrière-garde du Honduras s’est montrée souvent lente, en déficit de mobilité et pas au point tactiquement. «C’est vrai que, peut-être, leur défense manque parfois d’organisation», ose à peine Trümpler. Lequel prévoit pour vendredi, de manière générale – «Les détails, je les garde pour Hitzfeld» –, un adversaire misant encore une fois sur ses valeurs fondamentales, composées de conviction et de discipline collective.