Durant deux semaines, à Bellinzone, il y a eu un juge, un procureur, deux prévenus sur trois, des avocats, des auditions, des témoins, des réquisitoires, des plaidoiries. Bref: un procès, chose banale, même au Tribunal pénal fédéral (TPF). Mais celui qui s'est tenu du 14 au 24 septembre traitait de corruption à la Fédération internationale de football (FIFA), ce qui était une première en Suisse. On y a requis des peines de prison ferme avec sursis partiel pour des activités en lien avec la FIFA, pour la première fois en Europe.