Lundi soir, Iga Swiatek a disputé un match tout de même accroché contre l’Ukrainienne Marta Kostyuk, qu’elle a remporté 6-3 6-4 en 1h32, se qualifiant pour les quarts de finale du simple dames. C’était sur le Central, à huis clos et en night session. Avec les interviews, les soins, la douche, le repas, l’adrénaline, la jeune Polonaise, 20 ans depuis le 31 mai, n’a pas trouvé le sommeil avant 2h du matin. Mardi, douze heures plus tard, elle est sur le court Simonne-Mathieu, tout au fond après les serres d’Auteuil, pour un quart de finale du double.

La centaine de spectateurs présents s’est repliée en haut des tribunes basses, que l’étage supérieur protège d’une ombre déclinante. Iga Swiatek est en plein cagnard, aux côtés de l’Américaine Bethanie Mattek-Sands. Face à elles, une paire ex-yougoslave: la Croate Darija Jurak et la Slovène Andreja Klepac. L’affiche serait assez quelconque si Iga Swiatek n’était pas la tenante du titre à Roland-Garros, probablement la meilleure joueuse du monde sur terre battue et certainement la grandissime favorite du tournoi. Elle reste sur une série, entamée au premier tour en octobre 2020, de onze victoires consécutives sans perdre un set, soit 22 sets d’affilée.