Sur un tracé très exigeant, long, verglacé et parsemé de bosses, Cuche n’a pas totalement pu faire parler sa puissance. Tenant du titre, le Neuchâtelois a concédé plus d’une seconde au vainqueur. Quant à la médaille de bronze, elle lui a filé sous le nez pour 31 centièmes.

Carlo Janka ne s’est pas non plus montré assez «guerrier» sur la piste du Kandahar. Le Grison a terminé au 7e rang. Silvan Zurbriggen a été éjecté hors du top 10, tandis que Sandro Viletta et Tobias Grünenfelder ont été éliminés.

En s’offrant un premier titre mondial, Christof Innerhofer a prouvé qu’il était un spécialiste des pistes accidentées. En Coupe du monde, l’Italien de 24 ans s’est surtout distingué à Bormio (1er en 2008, 3e en 2010), une descente qui relève presque plus du rodéo que du ski alpin.

Le coureur de Brunico a aussi pris une revanche sur le sort. Lors des derniers Mondiaux de Val d’Isère, c’est lui qui avait échoué à la quatrième place du super-G, à 0’’05 de la médaille. On notera encore que le titre du super-G retourne en Italie, puisque Patrick Staudacher s’était imposé à Are (Su) en 2007.

A 60 centièmes de Innerhofer, l’Autrichien Hannes Reichelt a également décroché sa première médaille, lui qui avait remporté la «répétition générale» le week-end dernier à Hinterstoder (Aut).

Le bronze est revenu au «bluffeur» Ivica Kostelic. Davantage slalomeur que super-géantiste, le Croate avait déclaré en arrivant à Garmisch qu’il considérait ces Mondiaux comme une aimable parenthèse, voire même des vacances, lui qui mise tout cet hiver sur la Coupe du monde.

Concernant la suite du programme des joutes, la journée de jeudi sera consacrée aux entraînements de la descente. La bataille pour les médailles dans l’épreuve reine est programmée samedi. Avant cela, les dames en découdront en super-combiné vendredi.