Quelle équipe de Suisse?

Mercredi en fin d’après-midi, le sélectionneur Vladimir Petkovic affirmait avoir son onze de départ arrêté en tête, mais comme à son habitude, il n’en a rien laissé filtrer. Bien sûr, plusieurs joueurs sont d’indéboulonnables titulaires, mais les absences de Johan Djourou (blessé) et Valon Behrami (convalescent) introduisaient néanmoins plusieurs inconnues dans l’équation. Qui pour remplacer le stoppeur genevois? Quelle réorganisation au milieu du terrain pour pallier le forfait du teigneux Tessinois?

Toujours bien informé en la matière, Blick (par un tweet d’Andreas Böni) a révélé dès le milieu de l’après-midi et sans conditionnel la composition à attendre de l’équipe de Suisse. En défense, Vladimir Petkovic accordera sa confiance à Manuel Akanji (22 ans, FC Bâle) pour épauler Fabian Schär dans l’axe. Au milieu de terrain, le Genevois Denis Zakaria (20 ans, Borussia Mönchengladbach) fêtera, pour sa huitième sélection, sa première titularisation. Et, (petite) surprise, Steven Zuber chipera la place d’Admir Mehmedi sur le flanc gauche de l’attaque helvétique. Pour le reste, la Nati présentera le visage qu’on lui connaît.


Qu’attendre de l’Irlande du Nord?

Lors de la conférence de presse d’avant-match, le sélectionneur Michael O’Neill et le vice-capitaine Jonny Evans ont affiché un visage serein et résolument optimiste avant d’aborder le barrage face à la Suisse. Sur l’ensemble de la double confrontation, ils sont convaincus de pouvoir prendre l’avantage. Mais à en croire la presse nord-irlandaise, leurs favoris joueront le premier match de manière très prudente. Plus défensive que d’habitude, même, explique entre autres le Belfast Telegraph. D’abord par crainte de la Nati, mais plus spécifiquement par volonté de ne pas encaisser un but sur leur pelouse, qui pourrait leur coûter cher au final.

Voilà qui n’augure pas de la plus spectaculaire des parties. La principale force de l’Irlande du Nord réside dans sa capacité à ne laisser aucune marge de manœuvre à son adversaire. C’est ce qu’elle fait toujours (6 buts encaissés en 10 matches lors des qualifications, dont 5 contre la seule équipe d’Allemagne), alors, si elle a effectivement l’intention de le faire encore plus, cela ne laisse pas présager de 90 minutes de plaisir pour les attaquants suisses…


Quelle ambiance à Belfast?

La journée se déroule comme un jeudi normal dans la capitale nord-irlandaise, mais tous les habitants sont au courant de la tenue du match et ils en discutent volontiers avec les fans suisses. Ces derniers sont moins nombreux qu’au Portugal le mois dernier (900 contre près de 6000), mais cela ne tient qu’à la taille du stade, beaucoup plus petit, et pas à un enthousiasme retombé. Au contraire: dès la mi-journée, les supporters au maillot rouge à croix blanche ont commencé à envahir les nombreux et superbes pubs nord-irlandais pour tenter de puiser dans les classic ales la même énergie qui fait chanter la Green and White Army des fans nord-irlandais.

Au Windsor Park, à une vingtaine de minutes à pied du centre-ville, l’ambiance sera chaude, bien sûr, mais certainement pas hostile, tous les locaux l’assurent – rien à voir pour l’équipe de Suisse avec l’enfer qui l’attendait en 2005 en Turquie pour les barrages vers le Mondial 2006. Quelque 18 000 spectateurs prendront place dans la mythique enceinte, vraisemblablement sous la pluie, qui devrait commencer à tomber pour le début de la rencontre.


Quel impact pour «l’affaire Behrami»?

Présent à Belfast avec l’équipe de Suisse alors qu’il est toujours convalescent d’une blessure aux adducteurs, Valon Behrami s’est retrouvé mercredi au cœur d’un étrange imbroglio lorsque son club, l’Udinese, a exigé son retour immédiat en Italie pour se soigner. Une demande à laquelle l’ASF n’a pas accédé. En attendant le fin mot de l’affaire, elle n’aura pas manqué de perturber la sérénité du camp helvétique à l’approche du match. Bien malin qui sait dans quelle mesure précise.

Les détails de l’affaire: L’équipe de Suisse en mode play-off


Quel programme jusqu’à dimanche soir?

Après le match, les joueurs de l’équipe de Suisse passeront la nuit dans leur hôtel de Belfast, puis ils s’entraîneront encore vendredi matin dans la capitale nord-irlandaise, avant de s’envoler pour Bâle à 15h55. Samedi, Stephan Lichtsteiner, Granit Xhaka et Vladimir Petkovic participeront à la traditionnelle conférence de presse d’avant-match à 16h, puis l’équipe s’entraînera sur la pelouse du Parc Saint-Jacques. Dimanche, l’acte II du barrage contre l’Irlande du Nord débutera à 18h.