«Isabelle Schmutz, c'est un peu ma grande sœur. En dehors du judo, il nous arrive de faire la fête ensemble. Avec nos autres coéquipiers aussi bien sûr. En fait, on aime bien s'amuser et c'est important parce que nous travaillons beaucoup pour notre sport. Je dois dire que l'ambiance entre nous est formidable. Nous sommes très complices. Et puis, Isabelle est une grande communicatrice. Comme elle est beaucoup, mais alors beaucoup, beaucoup plus vieille que moi (il rit), elle est aussi plus expérimentée. Je suis donc bien forcé de suivre les conseils qu'elle me donne sur le plan technique. D'ailleurs, elle explique très bien les choses. Elle sait me motiver.

» Maintenant, il nous arrive de martyriser notre coéquipière de poche à l'entraînement. Même si, compte tenu de la différence entre nos morphologies, nous prenons garde à ne pas la blesser. On ne force donc pas trop. D'ailleurs, dès que les entraînements se musclent, on sépare filles et garçons pour des raisons de sécurité. Il nous arrive toutefois de faire du randori ensemble Isabelle et moi (n.d.l.r.: exercice libre d'entraînement à la compétition qui oppose deux partenaires: le tori soit l'attaquant et le uke, l'attaqué). Je profite alors de ses qualités techniques exceptionnelles. Isabelle est une fille qui a d'excellentes sensations. Elle est rapide, technique, incroyable dans ses déplacements. C'est une bombe. J'éprouve un plaisir incroyable à l'observer. Notamment en compétition où elle est très régulière.»