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«J’ai mal joué. Je manquais d’inspiration»

Rafael Nadal revient sur sa défaite en cinq sets, jeudi soir, face au jeune Tchèque Rosol, 100e joueur mondial. Le numéro deux mondial n’avait plus perdu au deuxième tour d’un Grand Chelem depuis Wimbledon 2005. Un choc. Extraits de sa conférence de presse

Rafael Nadal est tombé le nez dans le gazon dès le deuxième tour de Wimbledon, victime d’un quasi-inconnu en état de grâce, le Tchèque Lukas Rosol, centième mondial et auteur d’une des plus grosses sensations de la décennie en cinq sets, 6-7 (9/11), 6-4, 6-4, 2-6, 6-4.

– Que s’est-il passé? Etait-il trop bon?

Rafael Nadal: Voyons, c’est trop simple. Dans le cinquième set, oui, il a joué incroyablement bien. Mais pendant les trois premiers sets, j’ai mal joué. Je manquais d’inspiration. Je retournais mal. Je jouais avec un peu moins d’énergie que les autres fois.

– A un moment donné, vous vous êtes plaint de lui auprès de l’arbitre. Que faisait-il qui vous dérangeait?

– Le problème, c’est que tout ce que je vais pouvoir dire maintenant va se retourner contre moi. Ce n’est donc pas le bon moment pour vous expliquer ce qui s’est passé parce que je n’ai pas envie que cela soit pris comme une excuse. Or je ne veux surtout pas me chercher d’excuses après un match comme celui-ci. Mais l’arbitre de chaise a dit deux ou trois choses qui n’étaient pas justes.

– Qu’avez-vous pensé au moment de la décision d’interrompre le match à la fin du quatrième set pour installer le toit?

– C’est clair que ce n’était pas l’idéal pour moi à ce moment-là. Mais c’est comme ça et je l’accepte. Comme j’accepte le fait qu’il ait très bien joué dans le 5e. Moi, j’ai très bien joué dans la quatrième manche. Arrêter à ce moment-là ne m’a pas aidé et j’étais très étonné que l’installation du toit prenne 35 minutes – mais c’est comme ça. C’est le sport. La seule chose qui me reste à faire est de rentrer chez moi et prendre un repos mérité.

– Wimbledon est un tournoi que vous chérissez. Quels sont vos sentiments ce soir?

– Ils sont ceux que voyez en ce moment. Je suis très très déçu. Je ne suis pas heureux, c’est clair. En même temps, ce n’est qu’un deuxième tour. Ce n’est pas comme perdre une demi-finale ou une finale où les regrets sont décuplés car tu te dis que tu avais une chance de remporter le titre. Aujourd’hui, vu où j’en suis dans ma carrière, seule la victoire finale compte. Or j’étais très loin de pouvoir remporter ce tournoi. Ce n’était qu’un deuxième tour. Mais c’est douloureux. La défaite est toujours difficile. Mais c’est le sport. Tu gagnes, tu perds. Les quatre derniers mois ont été fabuleux pour moi. Peut-être les quatre plus beaux mois de ma carrière. J’ai super bien joué sur terre battue. J’arrive ici. Je tombe contre un adversaire inspiré. Je perds. Ce n’est pas une tragédie. Ce n’est qu’un match de tennis. Il y a des choses plus importantes dans la vie.

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