C’est le grand Pieter van den Hoogenband qui le dit dans son billet pour Eurosport: «Pour moi, personne ne pourra battre James Magnussen. C’est le favori du 100 m nage libre. La façon dont il nage, dont il résiste à la pression, il s’améliore tout le temps. C’est vraiment beau de le voir nager.»

Depuis début 2011, le «missile», comme le surnomme la presse anglo-saxonne, affole les chronos et déprime la concurrence. Champion du monde en titre, il détient aussi le record du monde sans combinaison en 47’’10 et espère succéder à Alain Bernard mercredi en finale de l’épreuve reine, et devenir le premier champion olympique australien du 100 m depuis Michael Wenden en 1968.

Comme VDH, Ian Thorpe, autre légende de la natation avec cinq titres olympiques, consultant pour la BBC, ne voit pas qui pourrait entraver la ruée vers l’or de son jeune compatriote. «Il est le nageur le plus impressionnant que j’aie vu dans la dernière décennie. Quand je le regarde, je vois une nouvelle forme de sprint. Magnussen va faire des choses fantastiques. On peut assister à des résultats incroyables en demi-finales et en finale du 100 m. A l’évidence, je pense qu’il va gagner.»

Magnussen a la même foi en ses chances que ses illustres aînés. «Je n’ai pas peur de Cielo, même si je suis conscient qu’il est l’un de mes principaux adversaires. Je crois qu’au point où j’en suis dans ma préparation, mon plus grand rival, c’est moi.»