En Suisse, les trois «victimes» principales du FIFAgate en 2015 sont Sepp Blatter, Michel Platini et Jérôme Valcke. Blatter a été contraint de démissionner de son poste de président de la FIFA, Platini a été empêché de lui succéder; Valcke, lui, a tout perdu, ou presque. Au deuxième jour du procès ouvert lundi au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone, l’ancien secrétaire général de la FIFA s’est présenté comme un homme financièrement ruiné et professionnellement fini.

Au temps de sa splendeur, entre 2007 et 2015, Jérôme Valcke avait la réputation d’un fonceur sans beaucoup d’égards pour les autres. Le «bulldozer à l’arrêt» (comme le titre L’Equipe) qui raconte sa «descente» devant le président de la Cour des affaires pénales, Stephan Zenger, a toujours une carrure de troisième ligne de rugby mais fait aujourd’hui profil bas. Il est attentif, respectueux des usages et presque obséquieux lorsqu’il faut se lever pour accueillir la cour.