Il était passé 20h mardi soir et la fin des réquisitoires avait laissé Jérôme Valcke sonné pour le compte. Le procureur du Ministère public de la Confédération (MPC) Joël Pahud avait déjà été sévère en fin de journée envers l’ancien secrétaire général de la FIFA; l’avocat de son ex-employeur, partie plaignante au procès suisse du FIFAgate, rajouta en nocturne un «carton rouge» à celui qu’il qualifie de «kleptocrate».

Mercredi, les avocats de Jérôme Valcke, Mes Patrick Hunziker et Elisa Bianchetti, se sont relayés pour attaquer le dossier et défendre l’homme, dont «la carrure de rugbyman» décrite par les médias ne serait «plus qu’une enveloppe». «On a pris soin de vous décrire Jérôme Valcke comme un sale type. Monsieur Valcke n’est pas un sale type, assène Me Hunziker. Il n’a pas volé la FIFA, il avait la FIFA chevillée au corps. Il a voulu la quitter parce que – il me l’a dit – il avait de la peine avec les [membres] élus. Lui, le journaliste sportif français a été propulsé à Zurich dans un monde de fric auquel il était totalement étranger. Il a été outrageusement dépensier, c’est vrai, mais aussi pour sa famille et ses jeunes enfants.»