Hippisme

Les jeunes cavaliers suisses en vitrine au CHI

La prochaine édition du Concours hippique suisse aura lieu du 6 au 9 décembre à Genève. L’occasion pour le public de découvrir les nouveaux talents appelés à assumer la succession de Steve Guerdat

Quelques-uns des meilleurs cavaliers du monde sont attendus du 6 au 9 décembre prochains à Genève pour la 58e édition du Concours hippique suisse (CHI). «Les grands noms sont là, indique Alban Poudret, directeur sportif de la manifestation. Mais nous laissons aussi une place importante aux jeunes talents, auxquels nous distribuons des invitations.» Cela dans un seul objectif: faire progresser les espoirs. Le représentant du concours cite volontiers l’exemple d’Alexis Deroubaix. Le Français avait connu une ascension fulgurante suite à son passage à Palexpo l’an dernier. «Mais la priorité reste quand même d’aider les Suisses», précise-t-il.

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Quatre jeunes semblent particulièrement prometteurs: Estelle Wettstein, Robin Godel, Yannick Jorand et Barbara Schnieper.

Estelle Wettstein (22 ans), qui s’était déjà illustrée aux Championnats d’Europe des jeunes cavaliers en 2016, participera aux épreuves de dressage pour la première fois à Genève. Ce baptême du feu est pour elle «plus un plaisir qu’un stress», et elle affiche clairement ses ambitions: finir parmi les trois premières. Elle souhaite tout donner «pour finir près de, voire devant, Isabelle Werth», la référence absolue dans la discipline.

Quant aux trois autres cavaliers invités, ils seront présents davantage pour acquérir de l’expérience. Dans la catégorie cross indoor, Robin Godel, un cavalier de 20 ans au début de parcours prometteur, fera figure d’outsider face au favori de l’épreuve: l’Allemand Michael Jung, médaillé d’or en individuel et d’argent en équipe au Jeux olympiques de Rio en 2016. Yannick Jorand (qui vivra son deuxième CHI) et Barbara Schnieper, respectivement 27 et 35 ans, ont intégré la délégation suisse dans la catégorie saut d’obstacles spécialement pour l’occasion.

L’exemple de Steve Guerdat

Andy Kistler, le chef de l’équipe suisse de saut, salue cette relève, majoritairement romande. «Dans les cadres nationaux, la grande majorité des moins de 18 ans et des moins de 21 ans viennent de ce côté-ci de la Sarine. Nous avons vraiment un vivier extraordinaire, avec également Anthony Bourquard, qui sera présent à Genève, et Bryan Balsiger. Ils pourraient vraiment faire partie de l’équipe de Suisse, et même participer à une finale du Grand Prix!»

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Andy Kistler se dit plutôt «positif» pour le développement de son sport dans le pays, «dans toutes les disciplines». Un essor dont se réjouit également la vedette Steve Guerdat: «C’est agréable de voir qu’il y a autant de bons cavaliers en Suisse romande et surtout que les gens continuent à croire en notre sport. C’est du bonus pour le futur.» C’est son nom qui est évoqué comme moteur pour la jeune génération. «C’est vrai que je me sens redevable vis-à-vis de l’hippisme, donc motiver des jeunes serait une belle réussite dans ma carrière», reconnaît le champion olympique 2012.

Celui qui n’a raté que deux éditions du CHI depuis 2008 sera engagé dans la compétition du dimanche. Le cavalier jurassien de saut d’obstacles tentera de décrocher une nouvelle victoire et ainsi de succéder à Kent Farrington, vainqueur en 2017. Une réussite qui viendrait compléter «une saison assez folle» ponctuée d’une première place au classement de la Coupe du monde et de dix sans-faute en compétition, un record.

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A Palexpo, il devrait probablement s’élancer sur le dos de Bianca, l’une de ses principales montures. Un autre Suisse confirmé tentera aussi de briller dans ce Grand Prix. Il s’agit de Martin Fuchs, 26 ans. Ce sera la première fois depuis 2012 que deux cavaliers suisses seront présents sur cette épreuve du CHI.

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