En arrivant à Londres, c’est elle que l’on aperçoit en premier. Avant même d’avoir touché le sol. Une immense fresque à son effigie doublée d’un «welcome to our turf» («bienvenue sur notre gazon») ont été peints à même le gazon bordant la piste d’atterrissage de l’aéroport de Heathrow. Jessica Ennis se fait ainsi l’ambassadrice de toute la Grande-Bretagne en accueillant les athlètes du monde entier.

Choisie pour être la figure de «Londres 2012», Jessica Hennis s’est prêtée au jeu des photographes comme une vedette du show-business sur le tapis rouge. «Cosmopolitan», «Marie Claire», «Time»: tous les magazines n’ont d’yeux que pour elle. Comme le reste de la Grande-Bretagne à l’ouverture des compétitions d’athlétisme. En ce vendredi 3 août, le Stade olympique est plein à craquer: 80 000 spectateurs, pour la plupart britanniques, ovationnant leur protégée qui vient de battre le record du monde du 100 m haies en 12’’54. Un exploit jamais encore réalisé dans le cadre d’un heptathlon. «Un temps absolument stratosphétique» selon les commentateurs de la RTS. Sur la Toile, les Twittos exultent.

Avant le début des Jeux olympiques, Jessica Ennis racontait que la question qu’on lui posait le plus souvent était «comment gérez-vous la pression en vue de Londres 2012?» Tous ces projecteurs braqués sur elle auraient pu la déstabiliser. Les attentes de toute la population britannique aussi. Mais chez l’heptathlète, c’est la rage de vaincre qui prime. Une force mentale exemplaire qui inspire même sa maman.

Les épreuves d’heptathlon continuent jusqu’à samedi. Comme attendu, il faudra compter avec Jessica Ennis.