Ce ne sont pas uniquement les athlètes américains qui doivent faire attention face à des tentatives de surveillance chinoise. Les athlètes suisses sont aussi sensibilisés à ce problème. Swiss Olympic leur a en effet transmis un document avec des recommandations pour tenter d’éviter tout problème en Chine.

Il y a plusieurs jours, la société de cybersécurité canadienne Citizen Lab avait publié une analyse de l’application My 2022, obligatoire notamment pour les athlètes. Citizen Lab avait révélé de nombreux risques liés à cette app, susceptible d’espionner son utilisateur et d’envoyer des données de manière non autorisée.

Avertissements

Avant même ce rapport, le Comité olympique et paralympique américain encourageait ses athlètes à «utiliser des téléphones jetables au lieu d’apporter leurs propres appareils en Chine». Tant Pékin que le CIO avait ensuite affirmé que ces problèmes de sécurité avaient été réglés.

En Suisse, Swiss Olympic a aussi fixé des règles pour protéger ses athlètes. «Nous avons élaboré pour tous les membres de la délégation (athlètes compris) un document sur le thème de la téléphonie, d’internet et de la cybersécurité en Chine – avec plusieurs conseils et indications. Nous avons notamment recommandé d’éviter d’utiliser WeChat ou WhatsApp pour envoyer des données sensibles ou effectuer des appels confidentiels», détaille un porte-parole de Swiss Olympic. Ce dernier ne précise pas ce qu’il entend par «sensible» ou «confidentiel» et refuse de transmettre le document en question aux médias. A noter que WeChat est l’application chinoise la plus populaire.

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Nouveau smartphone à disposition sur place

Ce n’est pas tout. Swiss Olympic n’a pas déconseillé formellement aux athlètes de prendre leur propre téléphone en Chine. Mais cela y ressemble. «Comme lors des derniers Jeux olympiques, tous les athlètes reçoivent sur place un nouveau smartphone d’un sponsor du CIO – avec une carte SIM locale. S’ils le souhaitent, ils peuvent donc utiliser ce téléphone sur place», poursuit le porte-parole. Il précise par ailleurs que «l’équipe de direction, l’équipe médicale, les responsables médias et les chefs d’équipe (un par sport) du Swiss Olympic Team ont également la possibilité de travailler avec une carte SIM chinoise et un téléphone portable plus ancien (pas un smartphone)».

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