Les Jeux olympiques de 2008 amèneront inévitablement une amélioration socio-économique et de la situation des droits de l'homme en Chine, a estimé lundi à Pékin Jacques Rogge, le président du Comité international olympique, qui a souligné toutefois que ce n'était pas le rôle du CIO de surveiller ces progrès. Le chirurgien belge élu en août à la tête du CIO, qui a entamé une visite de deux jours dans la capitale chinoise, a rappelé par ailleurs son ambition de réduire la taille des Jeux et de combattre le dopage.

«Le CIO est bien sûr en faveur de la meilleure situation possible des droits de l'homme dans tous les pays du monde, a ajouté Rogge, mais il n'est pas une institution politique. C'est une institution sportive.» De nombreuses associations de défense des droits de l'homme ont fortement critiqué la décision du CIO d'octroyer l'organisation des JO-2008 à Pékin, arguant qu'il s'agissait d'un blanc-seing donné à la Chine pour continuer de réprimer les dissidences politiques et religieuses, à l'exemple notamment des membres de la secte Falungong.

LT/AFP