Le 26 février dernier, quelques jours après son entrée en fonction, la nouvelle présidente du comité d’organisation de Tokyo 2020, Seiko Hashimoto, déclarait que les Jeux olympiques ne se dérouleraient pas sans spectateurs, mais que des discussions devaient encore être menées pour savoir si des spectateurs étrangers pourraient se rendre au Japon. Deux semaines plus tard, la question serait réglée, et ceux qui se réjouissaient du voyage peuvent déchanter.

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Le gouvernement japonais aurait décidé de ne pas accepter des supporters d’outre-mer tant pour les Jeux olympiques que paralympiques, qui doivent respectivement se tenir du 23 juillet au 8 août, et du 24 août au 5 septembre. C’est ce qu’écrit ce mardi l’agence Kyodo News, citant des responsables s’exprimant sous couvert d’anonymat. Raison évoquée: les préoccupations de la population locale quant au développement de la pandémie, et l’apparition régulière de nouveaux variants du virus dans différents pays.

Relais de la flamme

«Il a été convenu […] qu’une décision concernant les spectateurs venant de l’étranger serait prise à la fin du mois de mars», a sobrement réagi le Comité international olympique (CIO) auprès de l’AFP.

Selon Kyodo News, la décision devrait être formellement entérinée dès la semaine prochaine, au cours d’une réunion entre le gouvernement nippon, le comité d’organisation des Jeux, la municipalité de Tokyo, le CIO et le Comité international paralympique. Le sort des personnes invitées par les partenaires de l’événement constitue, lui, un dossier à part. Quant au nombre de spectateurs pouvant assister aux compétitions, il devrait être défini dans le courant du mois d’avril.

Les enjeux sont évidemment sanitaires. Mais ils sont également financiers, pour une organisation dont le budget a augmenté à plus de 15 milliards de dollars avec le report de 2020 à 2021. Environ 900 000 billets auraient déjà été vendus en dehors de l’Archipel et il s’agira bien sûr de les rembourser au cas où leurs détenteurs ne seraient pas autorisés à se déplacer.

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En attendant, c’est déjà le relais de la flamme olympique qui va perdre son caractère de célébration populaire. La cérémonie du départ, prévue le 25 mars dans la région de Fukushima, se déroulera à huis clos, seulement en présence des participants et d’invités. Dans la foulée, 10 000 coureurs participeront au relais, traversant les 47 préfectures du pays jusqu’au moment de l’ouverture des Jeux olympiques.