A une semaine de son rendez-vous au Stade de Genève en Super League, la formation des Young Boys a passé victorieusement un test très instructif: «J'avais dit à mes joueurs que les caractéristiques de Sion et de Servette étaient assez semblables… Des attaquants vifs et adroits mais des défenses plutôt vulnérables», expliquait l'entraîneur bernois Hans-Peter Zaugg à Tourbillon.

En Joao Pinto, Gilbert Gress n'a pas retrouvé un libero qui soit dans la lignée des Serge Trinchero, Don Givens et autres Martin Rueda qui firent son bonheur avec Neuchâtel Xamax. Malgré tout son métier et un gabarit imposant, le Portugais n'inspire qu'une confiance relative. Au tour précédent de cette Coupe de Suisse, il s'en était mieux sorti. En n'alignant qu'un seul avant de pointe – Joao Paulo –, les Servettiens lui avaient facilité la tâche.

La maîtrise de Chapuisat

Les Bernois se montrèrent plus entreprenants. S'il a perdu la force de pénétration de ses grandes années au Borussia Dortmund, Stéphane Chapuisat excelle toujours dans l'art de conserver le ballon en première ligne. Cette maîtrise a servi les intérêts de son partenaire direct, Francisco Neri. Principal artisan de la promotion du FC Schaffhouse la saison dernière avec ses 17 buts, le Brésilien refait brillamment surface après trois mois d'arrêt forcé. Blessé le 5 août contre Etoile Rouge à Belgrade, en tour préliminaire de la Ligue des champions, il a repris la compétition le 7 novembre. A Tourbillon, auteur du premier but (42e), cet avaleur d'espace fut l'acteur le plus en vue d'un match de grande qualité.