Compromises d'entrée de jeu par une courte défaite à Zurich (1-0) devant la Russie, les chances de qualification de la Suisse pour la Coupe du monde 2002 en Corée et au Japon (31 mai-30 juin) dépendent pour beaucoup d'un résultat positif à Belgrade samedi (coup d'envoi 20 h 15) face à la Yougoslavie. Après l'humiliation subie à Larnaca devant la Pologne (défaite 4-0) le mois dernier, le «onze» helvétique se doit de réagir. Un nouvel échec aussi cuisant devant les footballeurs balkaniques soulèverait l'ire des supporters et le match contre le Luxembourg, mercredi prochain au Hardturm, se jouerait à coup sûr devant des banquettes vides.

Classée au 10e rang du dernier «ranking» de la FIFA, la Yougoslavie devance la Suisse de cinquante places! Ce simple constat chiffré témoigne de l'écart de valeur entre les deux formations. De surcroît, après quatre rencontres, les footballeurs helvétiques n'ont toujours pas gagné en Serbie. Ils restent néanmoins sur un résultat nul (1-1) obtenu à Nis en septembre 1998. Il ne s'agissait que d'une partie amicale. David Sesa avait marqué pour la Suisse.

Arrivés vers 15 heures dans la capitale serbe, ils ont pris leur quartier à l'Hôtel Yatt, qui les avait déjà accueillis en septembre 1998 avant le match amical de Nis. Sous les projecteurs et sur une pelouse gorgée d'eau, les 21 sélectionnés se sont soumis à une simple séance de décrassage au stade du Partizan, qui contient 33 000 places. Enzo Trossero a promis de communiquer vendredi à midi la composition exacte de son équipe: «Je pense qu'il va y avoir quelques surprises!» glissait-il, mystérieux, comme pour mieux brouiller les pistes. L'état du terrain lui arrachait un sourire complice: «C'est mieux pour la Suisse…»

L'Argentin ne donnait qu'une seule indication précise: «Lonfat remplacera Cantaluppi.» Le Servettien retrouverait ainsi ce poste de demi extérieur droit qu'il occupa dans son club lors de la première phase du championnat. Candidat possible à cette place, le Saint-Gallois Sacha Muller, gêné par une récente blessure, n'a pas été soumis au même entraînement que ses camarades. Parfaitement rétabli de sa douleur à la voûte plantaire, Patrick Muller a rassuré Trossero: «Mardi, Patrick a travaillé aussi intensément que ses camarades», confiait le sélectionneur. Finalement, préférera-t-il le Lyonnais à Ramon Vega pour le poste de second stoppeur?

LT/SI