Les joueurs du Genève-Servette HC ont accepté, la semaine dernière, une diminution de leurs salaires en vue de la saison prochaine. Un «geste de solidarité», consenti afin d’aider leur club «à faire face à la crise liée au Covid-19», qui pourrait faire des émules dans d’autres clubs sportifs professionnels. Pourtant, contrairement à une croyance encore très répandue, tous les hockeyeurs – ni tous les footballeurs d’ailleurs – ne roulent pas sur l’or en Suisse, et leur point de vue doit également être pris en considération.

C’est la mission qu’a acceptée Jonas Hiller (38 ans) en devenant le président de la Swiss Ice Hockey Players’ Union (SIHPU), le syndicat des joueurs professionnels en Suisse, directement après avoir mis un terme à sa brillante carrière de gardien de but (deux titres de champion de Suisse avec Davos, 404 matchs de NHL en neuf saisons). Dans l’océan d’incertitudes actuelles, il tient une conviction comme bouée: son sport ne se sortira de la crise à bon compte que par la coopération de tous ses acteurs.