Les photos des bouchons au sommet de l’Everest (8848 m) les 21 et 22 mai dernier ont fait le tour du monde, souvent accompagnées de leur chapelet de commentaires attristés ou ironiques et des avis d’experts sur le tourisme de masse himalayen, principalement côté népalais. Tenter de gravir le toit du monde est à la fois une affaire d’ego et une fructueuse entreprise commerciale. Il n’empêche qu’être «summiter» nécessite une acclimatation à l’altitude extrême qui soit efficace sous peine de danger de mort. Onze alpinistes y ont laissé leur vie cette dernière saison.