L’équipe de Suisse a entamé son tournoi olympique sans surprise – défaite (3-1) contre les Etats-Unis. Les joueurs de Ralph Krueger, solides mais un ton en dessous, enchaînent dès jeudi contre le Canada. Haut les coeurs! «Tout est possible, on a vu à Turin [victoire 2-0 aux JO 2006] que sur un match, on peut faire des choses incroyables», se convainc l’attaquant fribourgeois Julien Sprunger. «Cet exploit reste dans les mémoires de tous les joueurs. On a battu une fois le Canada, alors pourquoi pas une deuxième?»

Oui, pourquoi pas? Mais le Canada, condamné à briller devant son public, ce ne sera pas du sirop d’érable. «Il faudra qu’on hausse encore notre niveau de jeu», admet Sprunger. Oui, et de beaucoup. Parce que mardi au Canada Hockey Place de Vancouver (16 706 spectateurs), la Suisse n’a jamais semblé en mesure de bousculer une équipe des Etats-Unis sans doute pas pied au plancher. «On a quand même bien tenu, se défend Sprunger. «Ils étaient peut-être un peu supérieurs, mais on n’était pas loin. C’est la différence entre la NHL et nous, mais elle n’est pas immense.»

La différence? C’est l’hésitation de Rafael Diaz qui entraîne l’ouverture du score de Bobby Ryan à la 19e minute. C’est aussi Ivo Rüthemann, seul devant le filet adverse, qui rate l’égalisation à la 26e, quelques secondes avant que David Backes n’enfonce le clou (2-0). La différence, ce sont les petits riens, ceux qui décident d’un match. Score final: 3-1, Roman Wick ayant sauvé l’honneur à la 50e.