Le château de Béthusy, monument historique lausannois, n’a plus l’âge de pousser ses murs. Ses escaliers monumentaux, son parc bien taillé et le parquet à losanges conféraient un prestige au Tribunal arbitral du sport (TAS), mais le locataire a trop grandi. Créée en 1984 par le Comité international olympique (CIO), l’instance est passée, depuis le début du siècle, de deux à 36 employés, de 30 à 600 affaires par an, et elle déménagera à une autre adresse dans la ville olympique à la fin de 2021.

Au début du mois de juin, l’instance a examiné le cas de Manchester City: le club anglais conteste sa radiation des compétitions européennes pour deux saisons par l’UEFA, qui voulait ainsi le sanctionner pour non-respect des règles du fair-play financier. Une décision est attendue en juillet. Plus tard, le TAS se saisira du dossier Russie, que l’Agence mondiale antidopage (AMA) souhaite bannir du sport mondial pour quatre ans.