Le président du CIO, Jacques Rogge, a saisi la Commission d'éthique de l'institution afin qu'elle enquête sur les accusations portées contre l'un de ses quatre vice-présidents, le Sud-Coréen Kim Un-yong

(72 ans). Ce dernier est soupçonné de corruption. Il a démissionné le 9 janvier de la présidence de la Fédération internationale de taekwondo, ainsi que de son siège de député au parlement sud-coréen. Il a déjà été entendu deux fois par la justice de son pays au cours des deux dernières semaines.

Kim Un-yong s'est dit prêt «à reconnaître franchement ses torts», sans en préciser la nature. Il est notamment soupçonné d'avoir accepté plus de 500 millions de wons (330 500 euros) pour faire entrer des hommes d'affaires au Comité olympique coréen (COC) et d'avoir détourné plusieurs milliards de wons destinés à la Fédération de taekwondo. A l'issue de son enquête, la Commission d'éthique adressera ses recommandations à la Commission exécutive du CIO, qui sera alors chargée de décider si des sanctions doivent être prises contre lui et, le cas échéant, lesquelles.