Le procès suisse du FIFAgate, un vaste scandale de corruption autour de la Fédération internationale de football (FIFA), s’est ouvert lundi matin au Tribunal pénal fédéral (TPF) de Bellinzone, plus de cinq ans après la descente de police à l’hôtel Baur au Lac le 27 mai 2015 à Zurich. Le temps d’un match (90 minutes) et Stephan Zenger, le président de la Cour des affaires pénales, suspendait l’audience à 10h30 pour trancher les questions posées par l’absence de l’un des prévenus, l’homme d’affaires grec Konstantinos Nteris, dit Dinos Deris, accusé d’instigation à gestion déloyale aggravée et de corruption active.

Les deux principaux prévenus, l’ancien secrétaire général de la FIFA, le Français Jérôme Valcke, et le directeur de BeIN Media Group, le Qatari Nasser al-Khelaïfi (plus connu sous son autre casquette de président du Paris Saint-Germain), sont bien là, malgré le Covid-19. «Un effort apprécié par la Cour», salue Stephan Zenger. Nasser al-Khelaïfi, le seul à garder son masque dans la salle, s’exprime en arabe, avec une traductrice. Il doit répondre d’instigation à gestion déloyale aggravée, Jérôme Valcke de gestion déloyale aggravée, faux dans les titres et corruption passive.