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Harry Kane en chef de meute: l’Angleterre semble mûre pour en finir avec des résultats décevants.

Avant-match

L'année de l'Angleterre est-elle arrivée?

Les «Three Lions» disputent ce jeudi leur premier vrai test de la Coupe du monde contre une impressionnante Belgique, mais la démonstration réussie contre le Panama (6-1) a mis le pays en confiance

A la Coupe du monde en Russie, Harry Kane et ses coéquipiers passent leur premier véritable test ce jeudi contre la Belgique (20h en Suisse). Mais, après une victoire pénible contre la Tunisie, il aura suffi d’un triplé de la star de Tottenham en tête d’affiche d’un festival offensif contre le Panama (6-1) pour que la question revienne. Et si 2018 était enfin l’année de l’Angleterre?

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Sur les feuilles de pronostics qui circulent dans les bureaux, il s’en trouve pour renouveler le pari lors de chaque Championnat d’Europe des nations et de chaque Coupe du monde. Cela fait pourtant longtemps qu’il n’a pas payé: il n’y a pas plus surestimé que les «Three Lions». Leurs résultats presque systématiquement décevants sont occultés par un prestige inaltérable, hérité de l’histoire de la discipline et entretenu par la toute-puissance des clubs britanniques.

Comme la République tchèque

Dans le courant du XIXe siècle, l’Angleterre a codifié le football et créé la première fédération du monde (la Football Association). Aujourd’hui, elle organise le championnat le plus puissant, le plus suivi et le plus riche qui soit (la Premier League). Mais cela fait bien longtemps que son équipe nationale ne fait objectivement plus partie des meilleures. Passé sa victoire lors de la Coupe du monde 1966, elle n’a atteint les demi-finales d’une grande compétition qu’à deux reprises (Mondial 1990, Euro 1996). Depuis que Bobby Charlton a soulevé le trophée Jules Rimet à Wembley, les Three Lions n’ont remporté que six matches à élimination directe. Sur la même période, c’est le même nombre que la République tchèque, et 29 de moins que l’Allemagne.

Mais dimanche dernier, l’équipe d’Angleterre a anéanti le Panama en une mi-temps de feu (cinq buts) et tout le pays se met à rêver. «L’Angleterre échappe à son passé étouffant grâce à un football vivant et stimulant: oui, vous avez vraiment vu ce que vous pensez avoir vu», écrivait The Telegraph au lendemain du feu d’artifice. La promesse d’une suite à la hauteur repose essentiellement sur les épaules de deux hommes, le buteur Harry Kane et le sélectionneur Gareth Southgate.

Equipe très jeune

Le capitaine des Three Lions est insatiable. Il a déjà marqué cinq fois en deux rencontres, dans la foulée d’une saison où il a fait trembler les filets 41 fois en 48 parties disputées. L’attaquant de Tottenham est aujourd’hui évalué par le Centre international d’étude du sport (CIES) de Neuchâtel comme le footballeur dont la valeur marchande est la plus élevée (201,2 millions d’euros, devant Neymar) et il l’assume en s’imposant comme le leader offensif de l’Angleterre.

A 24 ans seulement, il incarne également parfaitement une formation qui affiche avec 25,9 ans la troisième moyenne d’âge la plus jeune du tournoi. Cela tient notamment au travail effectué par Gareth Southgate, depuis son entrée en fonction en septembre 2016, pour installer une nouvelle génération prometteuse – qu’il avait déjà encadrée au sein des espoirs – et tenter d’en finir avec la négativité qui a pu plomber le quotidien du groupe par le passé.

Avec l’ancien manager de Middlesbrough, l’Angleterre a l’ambition de jouer au ballon. Les défenseurs ne balancent pas. Les milieux de terrain regardent vers l’avant. Le projet est séduisant. Trop bien ficelé pour un adversaire comme le Panama, il devra encore être éprouvé contre des équipes plus redoutables. Alors, les résultats des Three Lions pourraient enfin se révéler conformes à leur prestige.

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