FRANCE

L’arbitrage vidéo surveillera bientôt les matches de Ligue 1

Les présidents de clubs ont voté l’introduction la saison prochaine d’un système qui peine à convaincre là où il est testé

L’arbitrage vidéo sera utilisé sur les terrains de Ligue 1 dès la saison 2018-2019 «si tout est au point», selon le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët. La décision a été prise jeudi lors de l’assemblée générale de la Ligue de football professionnel (LFP). «Je crois que c’est une bonne initiative, tous les présidents le souhaitent, les arbitres et les autres observateurs aussi», a encore estimé Noël Le Graët.

Hasard du calendrier, ce vote survient au lendemain du match de Coupe de la Ligue Rennes-Marseille (2-2, 4-3 aux tirs au but), au cours duquel un but valable a été refusé à l’OM et un autre, non valable, accordé puis refusé à Rennes.

Ce qui a fait dire à l’entraîneur marseillais, Rudi Garcia, que «l’OM a été éliminé d’un match qu’il a gagné» et à son président, Jacques-Henri Eyraud, de réclamer l’arrivée de la vidéo. «Si la technologie ne garantira jamais le «zéro erreur», elle sera à même de limiter les fautes. C’est absolument nécessaire, vu les enjeux.»

Des améliorations nécessaires

Les arbitres de Ligue 1 pourront recourir à l’aide vidéo dans quatre situations: après un but marqué, sur une situation de penalty, pour un carton rouge direct ou pour corriger une erreur d’identité d’un joueur sanctionné. Le vote français doit cependant être validé en mars 2018 par l’International Football Association Board (IFAB), le gardien des lois du jeu.

Or ce même jour, le secrétaire de l’IFAB, Lukas Brud, a reconnu dans une interview au magazine Kicker que les débuts de l’assistance vidéo sont difficiles et que des améliorations sont nécessaires. Le principal problème, «c’est que l’on ne sait pas encore très bien quand l’arbitre assistant doit intervenir, reconnaît Lukas Brud. Nous essayons quelque chose de totalement nouveau, et comme aucun arbitre ne veut commettre une erreur, ils préfèrent consulter l’assistant vidéo plutôt une fois de plus qu’une fois de moins.» En Allemagne, l’arbitrage vidéo est très critiqué mais l’avis général est qu’il doit être conservé, sous une forme améliorée encore à définir. n

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