Timea Bacsinszky n’est pas parvenue à retenir ses larmes au moment de disséquer sa piètre performance face à une joueuse moins bien classée qu’elle, mais dont le jeu l’empêche de construire ses points.

-Comment analysez-vous cette défaite face à une adversaire qui ne vous convient pas bien?

Timea Bacsinszky: Contre elle, c’est vraiment très dur. Elle parvient tout le temps à casser mon rythme et j’ai l’impression de ne pas pouvoir trouver de solution contre elle. Ca a duré 1h45 pour un 6-0, 6-3. J’ai le sentiment que nous n’avons fait que des échanges. Je n’arrive jamais à la déborder. Il faut vraiment que je parvienne à trouver une solution contre elle. Elle arrive à prendre le dessus mentalement. Il n’y en a pas beaucoup qui parviennent à le faire contre moi, mais cette fille pas loin de la 90e place y arrive. On peut presque considérer ça comme une bête noire.

- Comment expliquez-vous cette difficulté que vous avez à passer le premier tour dans un tournoi du Grand Chelem?

- Je veux peut-être trop bien faire. A chaque fois, je pense que j’ai les capacités pour aller plus loin. Alors je me mets trop de pression et je suis tendue pendant le premier match. Quand j’ai commencé à disputer des tournois du Grand Chelem, j’étais plus détendue. J’étais un peu la challenger. Mais maintenant, ça fait quelques années que je suis sur le circuit WTA et j’attends de moi de passer des tours.

- Que devez-vous encore améliorer dans votre jeu?

Comme d’habitude, la régularité. En fin d’année dernière, comme à Pékin ou à Tokyo où je parviens à passer le premier tour, je fais des super matchs, mais je n’y arrive que sur une partie de l’année. Je pense que je peux être une joueuse dangereuse, mais pour cela il faut de la constance.