Football

A l’ASF, le futur peut attendre

Trois candidats visent samedi la présidence de l’Association suisse de football. Le plus novateur est celui qui a le moins de chances. Les 101 délégués qui voteront ont pourtant un choix crucial à faire pour l’avenir d’une fédération qui doit impérativement se moderniser

Les défis qui attendent le successeur de Peter Gilliéron, en poste pendant dix ans, à la présidence de l’Association suisse de football (ASF) sont immenses. Des trois candidats en lice, Jean-François Collet (51 ans) est celui qui le dit le plus haut. «Aujourd’hui, l’ASF est saine, c’est vrai. Mais uniquement grâce aux bons résultats de l’équipe nationale. Les structures sont trop lourdes, il faut tout revoir», affirme l’ancien président de Lausanne-Sport, par ailleurs directeur des tournois de tennis de Gstaad et de Lausanne.

Face à lui, le président de la Ligue amateur Dominique Blanc (69 ans) et l’ancien président de la 1re ligue Kurt Zuppinger (56 ans) ont fait le pari d’une campagne plus modérée. «Moins effrayante», glisse un membre du comité central de l’ASF. Tandis que le Vaudois Blanc milite pour «une évolution, pas une révolution», l’Argovien Zuppinger veut avant tout «mettre tout le monde autour d’une table pour effectuer un état des lieux».