En 2008, la Suisse a co-organisé le Championnat d’Europe des nations de football avec l’Autriche. Dix-sept ans plus tard, elle accueillera peut-être seule la version féminine du tournoi. C’est en tout cas le souhait de l’Association suisse de football. Son comité central a décidé à l’unanimité, ce vendredi, d’entamer le processus de candidature en vue de l’Euro 2025.

Il s’agira de la quatorzième édition du tournoi. La treizième, initialement prévue à l’été 2021, aura lieu en 2022 en Angleterre. L’équipe de Suisse y participera pour la deuxième fois de son histoire après avoir été éliminée au premier tour en 2017 aux Pays-Bas. Elle est par ailleurs bien lancée dans sa campagne qualificative pour la Coupe du monde 2023.

«Un grand tournoi dans notre pays est en même temps une grande chance de continuer à promouvoir le football féminin en Suisse et de le rendre encore plus populaire. Nous voulons enthousiasmer encore plus de femmes et de filles pour le football dans notre pays», déclare Dominique Blanc, président central de l’ASF, dans un communiqué.

Rude concurrence

L’instance devra, ces prochains mois, convaincre la Confédération, les cantons et les villes susceptibles d’accueillir des matchs du bien-fondé de la démarche. Une chose est sûre: ces dernières années, de nombreux stades modernes, fonctionnels et pas surdimensionnés ont été construits dans le pays, de telle manière que l’organisation du tournoi n’impliquerait probablement pas de chantier majeur sur le plan des infrastructures.

L’ASF a jusqu’au mois de mars prochain pour déposer sa demande formelle, la candidature finale devant être déposée en octobre prochain. Le Comité exécutif de l’UEFA décidera de l’attribution du Championnat d’Europe féminin 2025 en décembre 2022.

La concurrence s’annonce rude. La Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark projettent de s’associer pour mettre en place un Euro scandinave, tandis que la Pologne, l’Ukraine et la France ont également manifesté leur intérêt en vue de l’organisation du tournoi.