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«Tous les sites sont confirmés, toutes les épreuves sont fixées, tous les calendriers seront largement respectés. Franchement, ça baigne dans le kirsch», selon Philippe Leuba, vice-président du comité d'organisation de Lausanne 2020 (à gauche).
© VALENTIN FLAURAUD/KEYSTONE

Jeux mondiaux de la jeunesse

Lausanne 2020, jusqu’ici tout va bien

Les organisateurs au complet, lundi, ont tenu à présenter un bilan très favorable du dossier lausannois et à répondre aux critiques. Message: le dossier est complexe mais il avance bien

Les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) auront lieu à Lausanne dans un peu moins de deux ans, du 9 au 22 janvier 2020. C’est à la fois très loin et très proche. La Suisse n’a pas une grande habitude des projets de cette ampleur (1880 athlètes venus de 70 pays) et les compétitions sportives, au contraire par exemple d’une exposition type Expo.01 – finalement reportée en 2002 –, ne peuvent souffrir ne serait-ce qu’une demi-journée de retard.

Confronté à cette enthousiasmante nouveauté, le projet Lausanne 2020 évolue par phases. Il a connu des turbulences, toujours inévitables, des modifications (de cinq sports répartis sur sept sites en 2015 à huit sports sur huit sites aujourd’hui) mais il avance. Les délais sont tenus, les deux grands projets de construction (la patinoire de Malley, le village olympique Vortex) sont même en avance de quelques mois, les sites sont définitivement établis et leur emploi du temps déjà planifié au quart d’heure près.

«Ça baigne dans le kirsch»

Tel est, en substance, le message rassurant que les organisateurs sont venus porter lundi devant la presse. En filigrane, une réponse à deux articles du Temps révélant, pour l’un des problèmes de coordination, de communication et de management au sein du Comité d’organisation (Cojoj), pour l’autre l’opposition d’associations écologistes à l’organisation des épreuves de ski de fond dans la vallée de Joux.

«Tous les sites sont confirmés, toutes les épreuves sont fixées, tous les calendriers seront largement respectés. Franchement, ça baigne dans le kirsch», s’enflamme Philippe Leuba, conseiller d’Etat chargé du Sport et vice-président de Lausanne 2020.

Un peu plus pondéré, le président de Lausanne 2020, Patrick Baumann, parle lui d’un «dossier complexe qui est passé d’un projet stratégique à une phase beaucoup plus opérationnelle. Il y a toujours des imprévus, parce qu’il y a beaucoup d’intervenants avec des procédures parfois différentes d’un site à l’autre, mais tout le monde veut que ça réussisse et nous savons où nous voulons aller.»

Eclatement tolérable des sites

L’appellation «Lausanne 2020» regroupe en fait huit sites étalés sur trois cantons et même deux pays: Lausanne, Leysin, Villars, Les Diablerets, la vallée de Joux, Champéry (VS), Saint-Moritz (GR) et Prémanon-Les Tuffes (Jura français). La vallée de Joux est confirmée, malgré les oppositions. «Elles portent sur un projet parallèle destiné à pérenniser l’activité, et non sur les JOJ», souligne le syndic, Stives Morand.

A ceux qui trouveraient que Lausanne n’accueille finalement pas grand-chose, le responsable des sports du Cojoj, Simone Righenzi, souligne que la ville hôte «aura, avec le patinage artistique en première semaine et le short-track en deuxième semaine, des compétitions durant toute la durée des Jeux». L’éclatement des sites «reste dans le rayon normal de ce qui se fait ailleurs», soutient Patrick Baumann.

Comme une start-up

Dans Le Temps, Sergei Aschwanden, directeur de la structure touristique de Villars, Les Diablerets, Bex et Gryon, avait regretté «un flottement», lié à l’absence «de conditions-cadres». Aujourd’hui, l’ancien judoka se félicite que «certains détails opérationnels ont été clarifiés depuis». Enfin, concernant l’important turnover au sein du personnel (11 pleins-temps, 6 temps partiels), le directeur Ian Logan ne reconnaît que «deux licenciements et deux personnes à l’essai non conservées».

«Le rythme de travail est très impressionnant, ce n’est pas fait pour tout le monde», estime Patrick Baumann, qui voit Lausanne 2020 comme «une start-up qui doit grandir, s’étendre puis s’éteindre».

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