Quatre jours dans le sable. C'est ainsi que se déroulera pour la onzième fois, le Tournoi international de beach-volley de lausanne. La version 2000 est organisée par le Service des affaires sportives de la Ville de Lausanne, le Service des sports de l'Université de Lausanne (UNIL) et de l'Ecole polytechnique fédérale (EPFL), les VBC Lausanne et Cossonay, avec le soutien de la Fédération internationale de volleyball. La première journée a été consacrée aux qualifications, hier dès 13 heures, sur la plage de Vidy-Coubertin et à la piscine de Bellerive. Le tournoi débute à proprement parler dès aujourd'hui à Vidy – où se déroulera la finale dimanche dès 17 h – et à Bellerive.

La version 2000 de ce tournoi consacre l'introduction du nouveau Système de la marque continue, ou «Rallye point system». Par le passé, il fallait d'abord reprendre le service de l'adversaire avant de pouvoir marquer un point. Dorénavant, chaque échange de balle verra le score évoluer. Pour introduire le Système de la marque continue en beach-volley, il a fallu procéder à des adaptations qui tiennent compte de ses spécificités. Alors qu'en volleyball classique, on joue en trois sets gagnants, le beach-volley se joue lui en deux sets gagnants de 25 points. En cas d'égalité à un set partout, la troisième manche se joue à 15 points gagnants, avec 2 points d'écart.

Selon Georges-André Carrel, Président du comité d'organisation, les nouvelles règles risquent de modifier la manière de jouer: d'une part, la prise de risque sera plus grande et les joueurs s'adonnant aux services smashés auront un avantage certain. On le voit à travers la réussite des frères Paul et Martin Laciga; prendre des risques au service est une stratégie payante. D'autre part, la préparation psychologique et l'endurance mentale seront encore plus déterminantes. «On ne pourra plus entrer dans un match sur la pointe des pieds, commente Georges-André Carrel, mon fils est d'ailleurs conquis par le système, il aime quand on marque des points.» Le tournoi de Lausanne servira de premier banc d'essai pour cette règle, juste avant le tournoi de Pfäffikon et une rencontre de première importance qui se tiendra au Brésil. Mais ces nouvelles règles ne seront pas utilisées aux JO de Sydney, puisqu'il faut attendre plus de quatre ans – la durée d'une olympiade – pour pouvoir modifier une règle olympique.

«Zones de communication»

Une autre particularité du beach-volley tient dans le fait que l'équipe est constituée de deux joueurs, lesquels doivent tenir la distance sur une compétition qui dure plusieurs jours. Il faut ainsi une bonne dose d'abnégation et de tolérance. Une des stratégies adoptées par les joueurs de beach-volley est d'attaquer les «zones de communication» existant entre les deux partenaires. «Lorsqu'il est visible que deux joueurs ne s'entendent plus, leurs adversaires vont chercher à placer la balle entre les deux. C'est pour cette raison que les frères Laciga évitent d'être ensemble durant leurs petits moments libres…» précise Georges-André Carrel.