Vladimir Petkovic restera sur le banc de l’équipe de Suisse de football jusqu’à la fin des qualifications pour le Mondial 2022, et si elle devait obtenir son ticket, alors c’est lui qui la conduirait au Qatar. Ainsi en a décidé l’Association suisse de football, qui a offert au Tessinois de 56 ans une prolongation de contrat de deux ans.

Son bilan plaidait pour lui. Depuis qu’il a pris les rênes de la Nati en 2014, elle s’est qualifiée pour l’Euro 2016, le Mondial 2018 et l’Euro 2020 qui aura lieu cet été dans douze villes d’autant de pays différents. Elle a aussi participé au «Final Four» de la Ligue des nations, une nouvelle compétition imaginée par l’UEFA pour animer les périodes jusqu’alors consacrées aux matchs amicaux. De tous les sélectionneurs qu’a connus l’équipe de Suisse à ce jour, c’est Vladimir Petkovic qui présente le meilleur bilan comptable. Il a en outre toujours fait évoluer son contingent, évitant le piège de laisser son équipe «vieillir».

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Cela n’a pas empêché certaines voix, notamment au sein de la presse alémanique, de militer ces derniers mois pour un changement de tête après six ans. Mais à écouter les principaux intéressés, ce mardi au siège de l’Association suisse de football à Muri (Berne), personne n’a jamais réellement considéré une autre issue qu’une prolongation de contrat. «Je n’ai pas contacté d’autres candidats, car il était clair depuis le départ que je souhaitais continuer avec Vlado», a assuré Pierluigi Tami, directeur des équipes nationales. «Je suis très fier et très content de cet avenir qui se dessine en commun, a pour sa part lancé l’entraîneur. Je n’avais pas de raisons d’arrêter à ce stade.»

Mathématique est la survie d’un entraîneur

Il a toutefois reconnu qu’après la série d’affaires qui ont marqué et suivi la Coupe du monde en Russie (les aigles, la retraite plus ou moins forcée de certains cadres, la polémique sur les joueurs binationaux), il avait pu douter de son avenir à son poste mais que les résultats de son équipe l’avaient sauvé. «Au final, la survie d’un entraîneur est toujours une question mathématique», a-t-il fait remarquer. Mais «jamais» il n’aurait pensé, en 2014, que son histoire sur le banc de la Nati durerait aussi longtemps.

De lui, il est attendu qu’il fasse franchir un palier supplémentaire à l’équipe de Suisse. «Nous souhaitons un football de qualité et une continuité par rapport aux dernières années, a précisé Pierluigi Tami. Et comme tout le monde, nous espérons atteindre ce stade d’un quart de finale de grand tournoi qui s’est toujours refusé à nous à ce jour. Mais on sait que ce n’est pas si facile.»

Très formellement, le nouveau contrat lie Vladimir Petkovic à l’ASF jusqu’au bout de l’aventure Qatar 2022. Il peut se terminer dès décembre 2021 si l’équipe de Suisse échoue à s’y qualifier, en mars 2021 si elle participe aux barrages sans succès… ou en finale du tournoi dans le meilleur des cas. D’ici là, l’équipe de Suisse devra toutefois négocier au mieux l’Euro 2020, au premier tour duquel elle affrontera le Pays de Galles, l’Italie et la Turquie entre Bakou et Rome.

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