«L'équipe de Suisse a fait une très bonne première phase. Ce d'autant plus qu'elle a obtenu la qualification avant le dernier match [ndlr: face à l'Italie]. Elle devra rester concentrée, mais l'ambiance sera plus décontractée. Le coach pourra ainsi peaufiner les situations spéciales et donner une chance à d'autres joueurs.

On savait qu'il y avait deux très bons gardiens, chacun participant pleinement aux succès de leurs équipes respectives en NHL. Ralph Krueger a choisi d'alterner leur titularisation, ce sera à lui de juger celui qui sera le plus en forme au moment d'aborder les quarts de finale. La première défaite contre la Finlande a eu un effet moteur. L'équipe a été trop attentive, trop passive et, dès le deuxième match, on l'a vue beaucoup plus agressive, avec des défenseurs participant à l'attaque.

Au vu des résultats, on aura plus de chances de tomber sur un adversaire moins coté en terminant troisième du groupe. Et puis, quand on gagne, on sent moins la fatigue, on possède un esprit plus conquérant. Si on a vu une équipe avec moins de panache face à l'Allemagne, c'est que la confrontation devant le Canada a coûté beaucoup d'énergie. Maintenant, il faudra bien gérer ses efforts pour arriver en pleine possession de ses moyens lors des quarts de finale.

Le championnat suisse de la saison dernière, avec le lock-out de la NHL, a ouvert les yeux aux joueurs, qui ont pris conscience que les gars de NHL étaient comme eux, et qu'avec un esprit combatif il était possible de rivaliser. La charge de Seger contre Heatley l'a montré: les Suisses ont refusé la domination.

Le boulot porte ses fruits: celui de Ralph Krueger comme celui de tous les coaches des équipes auxquelles les joueurs appartiennent.»