«Les épreuves de patinage artistique sont devenues beaucoup plus spectaculaires car, même si le porté à une main existe depuis longtemps, le nouveau règlement (ndlr: appliqué depuis 2005 en compétition) pousse les couples à effectuer des figures beaucoup plus difficiles et acrobatiques, allant parfois jusqu'à la limite de la sécurité.

Le nouveau règlement d'évaluation a attribué de manière détaillée une valeur pour chaque élément technique. C'est donc devenu infiniment plus précis aujourd'hui, où chaque figure est récompensée par un nombre de points bien déterminé.

En réalité, cela ne change pas grand-chose au niveau de l'entraînement demandé aux athlètes. Le porté est de toute manière pratiqué à sec, c'est-à-dire sans patins. Une fois maîtrisé, il va être travaillé sur la glace mais à différents niveaux. D'abord sans élan, puis avec.

Au fur et à mesure, le porté sera de plus en plus dangereux, notamment lorsqu'on le tente avec une seule main, tout en cherchant à réaliser une figure qui soit la plus acrobatique possible.

On le remarque lors des compétitions, avec une entrée de figure impressionnante, qui peut d'ailleurs surprendre le spectateur, puisqu'elle est souvent réalisée à un moment où on ne s'y attend pas. Et une fin de porté périlleuse, où il arrive que le patineur lâche sa partenaire alors qu'elle voltige encore dans les airs. On atteint donc vraiment un niveau de figure très poussé.

Cela dit, le patinage artistique est une compétition qui demeure relativement subjective quant à son évaluation. On constate donc qu'au-delà des critères qui poussent les couples à l'extrême de leurs possibilités, il y a quand même une grande liberté artistique, avec un jugement beaucoup plus subjectif que ce qu'il peut être lors du programme individuel.»