«C'est fabuleux! Cela fait très longtemps que Martina Schild est avec l'équipe suisse, et elle n'a jamais réussi à montrer pleinement son talent en descente. Elle le fait au meilleur moment, lors des Jeux olympiques. Elle est extraordinaire!

La descente n'était pas évidente, surtout à cause de la mauvaise visibilité. On le constate, les skieuses qui, d'habitude, occupent les premières places, ont terminé loin du groupe de tête aujourd'hui (ndlr: hier). Le contraste entre une vue dégagée, un temps ensoleillé et une visibilité plus sombre est très délicat à gérer.

C'est évidemment dommage de ne pas avoir pu voir de grandes compétitrices comme Janica Kostelic, forfait, ou Lindsay Kildow et Carole Montillet, diminuées. Mais le jour «J», il faut savoir saisir sa chance, et la chance était visiblement dans le camp helvétique.

J'aimerais tout particulièrement féliciter les entraîneurs des descendeuses, qui ont fait un excellent travail. Ils ont réussi à parler aux athlètes, à les motiver et les encourager. Depuis le début, on sent que l'esprit d'équipe et la confiance sont là. Cela dit, il est très difficile de pronostiquer quoi que ce soit avant une course, d'autant plus lors des Jeux. Alors oui, on peut le dire, la seconde place de la Suissesse est une petite surprise!

Le résultat des descentes est un bien pour le ski suisse, car nous avons entendu beaucoup de critiques. On a dit que cela allait être un désastre, que ce serait impossible de gagner une médaille en ski alpin. Or, dès la première course, Bruno Kernen obtient une médaille. Maintenant, c'est au tour de Martina. Peu importe la couleur, une médaille est toujours exceptionnelle pour un coureur. Et dans le contexte actuel, elle fait taire les pessimistes!»