Les leaders des quatre groupes de la deuxième phase de la Ligue des champions, Manchester United, Galatasaray, Bayern Munich et Real Madrid, abordent les matches retour en ayant pris déjà une solide option sur une qualification pour les quarts de finale (3 et 4 avril, 17 et 18 avril). Mais seule la formation madrilène, dans le groupe D, a fait le plein des points. A Rome mercredi contre la Lazio, elle livrera le match le plus attendu de la 4e journée. Mais ce sera celui de la dernière chance pour les Romains.

Ce mardi jouent les groupes A et B. Dans le groupe A, Manchester United a bénéficié d'un repos précieux puisqu'il n'était pas concerné par les huitièmes de finale de la Coupe d'Angleterre programmés ce week-end. Les hommes d'Alex Ferguson attendent de pied ferme ceux d'Hector Cuper après le partage des points obtenu à Valence (0-0). Dans une ambiance de carnaval à Las Palmas, les finalistes de la dernière Champions League ont démontré qu'ils étaient très à l'aise dans le jeu de «contre». Remis en selle par leur succès sur Panathinaikos (2-0) la semaine dernière, les Autrichiens de Sturm Graz n'abdiquent pas. «Si nous gagnons à Athènes et si Manchester bat Valence, nous disputerons le 7 mars, contre les Espagnols, le match le plus important dans l'histoire du club!» affirme le président Kartnig. «Matchwinner» de la première manche contre les Grecs, l'international Mario Haas est la raison première de ce bel optimisme.

Sur la lancée de sa victoire historique au Camp Nou contre le FC Barcelone (3-2), Deportivo La Corogne partira favori face à Galatasaray, qui s'était imposé par la marge la plus étroite (1-0) à Istanbul. Le Brésilien Djalminha et le Hollandais Makaay bénéficieront en attaque d'un soutien de qualité. L'ex-Madrilène Victor, auteur du troisième but contre les Catalans, est un demi porté vers l'offensive. Enfin, «Paris, la machine à perdre», titrait Le Journal du Dimanche au lendemain de l'échec du PSG à Marseille (1-0). Au stade vélodrome, Luis Fernandez reconduisait la tactique ultradéfensive qui avait embarrassé les Milanais à San Siro quelques jours plus tôt. Il n'hésitait pas à se priver d'Anelka qui avait été pourtant son meilleur élément face à l'AC Milan. Au Parc des Princes, une nouvelle éviction de l'énigmatique Nicolas ferait douter du bon sens de l'entraîneur. Celui de l'AC Milan est lui aussi au cœur de la tourmente. Zaccheroni a l'obligation de vaincre. La Ligue des champions est le dernier objectif des Milanais, distancés en championnat.

LT