Au British Open 2008, alors qu’il était en tête au matin du dernier tour et qu’il avait 53 ans, l’Australien Greg Norman disait: «J’adorerais avoir 20 ans aujourd’hui, jouer au golf, et savoir que je pourrais être encore compétitif dans trente ans.» Dans les mêmes circonstances mais une année plus tard et avec six ans de plus, l’Américain Tom Watson philosophait à son tour: «Si le golf est un sport? C’est bien mieux que ça: le jeu de toute une vie.»

Lee Westwood est encore tout jeune comparé à ces deux légendes. Il aura seulement 48 ans dans deux semaines, mais il débarque à Augusta parmi les favoris après un semestre régénérateur qui l’aura vu cumuler les belles performances: deuxième à Dubaï en décembre lors de la finale du tour européen, pour finir numéro un continental; deux fois deuxième en mars aux Etats-Unis, notamment au Players Championship, le tournoi le mieux doté du monde.