cyclisme

L'entrepreneur Andy Rihs est décédé

Le fondateur de Sonova est mort à l'âge de 75 ans. Il a longtemps été le sponsor de l'équipe de cyclisme BMC

Le co-fondateur du fabricant d'appareils auditifs Sonova (d'abord Phonak), Andy Rihs, est décédé à l'âge de 75 ans, a déclaré à l'agence de presse ATS une source sûre. Andy Rihs souffrait d'une maladie grave.

Homme de défis et de passions, Andy Rihs avait investi une part de sa fortune dans la production de cycles et le cyclisme professionnel en montant les équipes Phonak, puis BMC. La première se révélera comme son «pire échec» de l'aveu même du Zurichois: quatre jours après avoir remporté le Tour de France 2006, le leader de la formation, l'Américain Floyd Landis, est convaincu de dopage.

En 2008: Andy Rihs, l'homme qui y croit toujours

L'entrepreneur zurichois était propriétaire aussi, avec son frère, du club de football bernois BSC Young Boys.

L'entreprise familiale

Né en 1942, Andy Rihs fait ses débuts dans l'entreprise AG für Elektroakustik fondée par son père. En 1966, il reprend la société avec comme associé l'ingénieur Beda Diethelm, lequel est rejoint un plus tard par le frère d'Andy Rihs, Hansueli.

Mais les débuts du trio se révèlent difficiles, l'entreprise, qui se trouve alors dans un état désolant, flirtant à plusieurs reprises proche de la faillite, selon les propres propos d'Andy Rihs. Il faudra aux trois associés trente ans pour que la société, qui a entre-temps pris la raison sociale de Phonak, atteigne une taille critique et entre en Bourse, à fin 1994.

Autre dimension

Œuvre de toute la vie d'Andy Rihs, Phonak va dès lors prendre une toute autre dimension. A cette époque, l'entreprise affiche un chiffre d'affaires annuel de 125 millions de francs. Actuellement, Sonova, nom qu'a pris le groupe en août 2007, dégage des revenus dépassant les 2 milliards de francs, après avoir multiplié les acquisitions.

De 1992 à 2000, Andy Rihs représentera l'image de l'entreprise, coiffant la double casquette de directeur général et de président du conseil d'administration. En avril 2000, le Zurichois, désireux de préparer sa succession, cède cependant son fauteuil de directeur à Peter Pfluger.

Toutefois Andy Rihs reprend la direction opérationnelle du groupe deux ans plus tard durant quelques mois, le temps de débaucher l'Espagnol Valentin Chapero chez le concurrent allemand Siemens.

Une affaire de délit d'initiés

Une croissance qui s'accélère jusqu'à une crise à l'automne 2011, plusieurs managers de Sonova se retrouvant englués dans une affaire de délit d'initiés, qui ne s'est pas confirmée retrospectivement. Suite au retrait aux Etats-Unis d'un implant cochléaire, des patients ayant fait état de douleurs, le groupe publie un avertissement sur résultats.

Quasiment dans le même temps, plusieurs dirigeants annoncent des transactions avec des titres et des options Sonova pour des dizaines de millions de francs. Outre le retrait d'Andy Rihs de la présidence, l'affaire se solde par la démission de Valentin Chapero, et du chef des finances, Oliver Walker.

A ce moment-là: La direction de Sonova démissionne

Un désengagement

Plus gros actionnaire de Sonova, Andy Rihs sauve cependant son mandat d'administrateur. Le Zurichois parvient à prouver qu'il n'était pas au courant de la publication de l'avertissement sur résultat avant de vendre pour plus de 37 millions de francs d'actions.

L'épisode marque le début du désengagement progressif d'Andy Rihs de Sonova. Au printemps 2015, il se retire du conseil d'administration du groupe, après avoir aussi réduit sa participation. Celle-ci se monte à 3,2%, selon le Guide des actions suisses.

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