Le 55e Tour de Romandie, qui se déroulera du 8 au 13 mai 2001, a enfin trouvé son sponsor principal. Daniel Perroud (patron de Daniel Perroud Organisation-DPO, société organisatrice du Tour) a annoncé hier lors de la conférence de presse de présentation qu'il s'agit de l'entreprise horlogère Quinting, propriété de PB Finance, un groupe d'investisseurs genevois. Mardi soir, dans un restaurant genevois, Daniel Perroud et Pascal Berclaz (PDG de PB Finance) se sont mis d'accord sur les termes d'un contrat qui sera renouvelable si DPO conserve l'organisation du Tour dans les années à venir. Ce faisant, Daniel Perroud fait d'une pierre deux coups. Depuis le retrait de Festina, il était également à la recherche d'une société assurant le chronométrage. La participation de Quinting permet à Daniel Perroud d'annoncer un budget en augmentation par rapport à celui de l'année passée (environ 3 millions au lieu de 2,35 millions).

Le volet financier est donc stabilisé pour cette année, ce qui renforce la position de DPO à la tête du Tour de Romandie. Tant Quinting que la TSR ont en effet conclu un contrat directement lié à la présence de DPO comme organisateur du Tour de Romandie. Bien que Daniel Perroud affirme que «l'on ne sait pas encore qui sera organisateur l'an prochain», il a néanmoins déposé hier soir sa candidature auprès de la Fondation Arc-en-Ciel, responsable d'assurer la pérennité de l'épreuve romande. Cette dernière a été créée et financée par l'Union cycliste internationale.

Une participation relevée

Côté sportif, douze équipes ont pour l'instant été retenues, alors que quatre sont sur le point de l'être. Parmi celles-ci, la présence de Saeco sera tout particulièrement remarquée, avec Paolo Savoldelli et Laurent Dufaux, vainqueurs respectivement en 2000 et 1997, et de Mario Cipollini, l'un des meilleurs sprinters du peloton. Mapei présentera comme tête de liste Stefano Garzelli, le dernier vainqueur du Giro. Francesco Casagrande, vainqueur du Tour de Suisse 1999 et leader du classement de l'UCI, défendra les couleurs de Fassa Bortolo, en tête du classement par équipes de l'UCI à la fin de l'année 2000. Le dernier vainqueur du Tour de Suisse sera présent en la personne d'Oscar Camenzind, pour le compte de Lampre. Au rayon des nouveautés, Daniel Perroud annonce la venue de Deutsche Telekom, dont Jan Ullrich fera probablement partie, selon une information parue dans le quotidien L'Equipe. Si l'on ajoute les participations de Team Coast et Once, avec Alex Zülle et Joseba Beloki (2e du Tour de Romandie l'année passée et 3e du Tour de France), les prétendants à la victoire ne manqueront pas. Les deux équipes helvétiques, Phonak et Post Swiss Team, seront également au départ.

Reste à savoir si le parcours proposé permettra une réelle foire d'empoigne. Par rapport à l'année passée, le tracé se trouve encore raccourci (719,3 au lieu de 825,2 km), confirmant une tendance entrevue depuis deux éditions déjà. Les avis sont partagés à ce sujet. Pascal Richard, jeune retraité, juge en effet cette évolution néfaste pour les attaquants, et dommageable pour une course classée hors catégorie. «Les étapes sont trop courtes pour permettre des échappées. Sur 160 km, il est facile aux grandes équipes de contrôler la course.» Daniel Perroud ne partage pas la même analyse. «Si l'on organise des étapes trop longues, les équipes hésitent à lancer à l'attaque de jeunes coureurs. Par conséquent, les tracés plus courts favorisent les velléités offensives.» Réponse au mois de mai.