L’équipe de Suisse ne bouclera pas, pour la première fois depuis… 1945, une année civile sans connaître l’amertume de la défaite. Invaincue depuis onze rencontres, la sélection d’Ottmar Hitzfeld s’est inclinée 1-0 à Genève devant la Norvège.

Devant 16 000 spectateurs, les Scandinaves se sont imposés sur un penalty de Carew à la 48e minute. Cette victoire est heureuse dans la mesure où ils furent très largement dominés par la Suisse. Seulement, les Suisses ont séché devant une défense norvégienne parfaitement organisée autour de la «tour» de Fulham, Brede Hangeland.

Après une première mi-temps sans une seule véritable occasion, les Suisses ont apporté un peu de vie à ce match après l’ouverture du score. Le néophyte Bunjaku, qui avait relayé Derdiyok à la mi-temps, a d’entrée porté le danger. Il mérite vraiment d’être revu. Titularisés pour la première fois, Barmettler et Schwegler n’ont, en revanche, pas crevé l’écran.

Le grand perdant du jour est Philipp Degen. Introduit à la pause pour Lichtsteiner, le latéral de Liverpool commettait l’irréparable à la 48e minute en crochetant dans la surface Pedersen sur une action anodine. L’arbitre n’avait pas d’autre choix que de siffler penalty. Retenir en Afrique du Sud un joueur aussi fébrile qui sera très certainement toujours en souffrance de temps de jeu ne serait pas très raisonnable.

Ottmar Hitzfeld aura très certainement relevé la bonne performance de Ziegler. Le joueur de la Sampdoria fut son meilleur homme. La donne est désormais modifiée pour le poste de latéral gauche en Afrique du Sud. Ziegler se retrouve aujourd’hui sur la même ligne que Magnin et Spycher.

Sortie sous les sifflets d’un public qui n’attendait qu’un signal pour vibrer, la Suisse a encore du pain sur la planche si elle entend tenir les premiers rôles en Afrique du Sud. Elle éprouve toujours autant de peine à imposer sa jouerie. L’absence d’un véritable no 10 est toujours aussi cruellement ressentie. Elle risque malheureusement d’être toujours d’actualité en juin prochain.